PROJET MINIER BASE TOLIARA Les sociétés civiles réclament la libération immédiate du colonel Fanampera

PROJET MINIER BASE TOLIARA : NOUS RECLAMONS LA LIBERATION IMMEDIATE DU COLONEL FANAMPERA ET LE RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX DE LA POPULATION MALAGASY SANS DISCRIMINATION AUCUNE

Plusieurs jours après l’arrestation arbitraire du Colonel FANAMPERA, un septuagénaire unanimement respecté pour ses efforts incessants de défense des droits des communautés affectées par le projet Base Toliara de la société Energy Fuels Inc., et de protection de leur patrimoine naturel commun, les membres de ces communautés continuent de réclamer sa libération et réaffirment leur opposition à ce projet minier malgré les représailles à l’encontre de tous ceux qui osent exprimer leurs préoccupations le concernant.

Il convient de rappeler que ces communautés ont manifesté leur opposition à ce projet depuis l’année 2014 afin de défendre leurs droits fondamentaux. Suite à la décision des autorités étatiques de lever la suspension de ce projet en novembre 2024 malgré l’absence de consentement de ces communautés, elles ont repris leurs actions de contestation pour faire entendre leurs voix depuis le mois de décembre 2024 à ce jour. Malheureusement, ces manifestations pacifiques ont été violemment réprimées, allant jusqu’à cette arrestation, au détriment de la paix et de la cohésion sociale.

Les signataires du présent Communiqué, en solidarité avec les communautés affectées par le projet Base Toliara et les milliers d’habitants des districts de Toliara I et Toliara II qui les soutiennent, réitèrent leur appel urgent pour :

  • la libération immédiate et sans condition du Colonel FANAMPERA; 
  • le respect de ses droits à une justice équitable et impartiale ;
  • l’arrêt de toute répression à l’égard des autres leaders du mouvement populaire d’opposition au projet Base Toliara et des manifestants qui les soutiennent ;
  • la satisfaction de leurs revendications ;
  • le respect des droits et libertés fondamentaux de toute la population Malagasy.

Nous attirons également l’attention des membres du corps diplomatique à Madagascar et des partenaires techniques et financiers sur les violations flagrantes des droits humains à Madagascar depuis ces dernières années, se manifestant en l’occurrence par le rétrécissement de l’espace civique et la restriction des libertés fondamentales, les violences et arrestations arbitraires, le déni de la souveraineté inaliénable des communautés locales sur leurs ressources naturelles et de leurs droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que du droit à un authentique développement durable, aggravant la situation de pauvreté extrême et menaçant la stabilité sociale du pays. 

Antananarivo le 31 mars 2025

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