Dans la pratique journalistique, il y a des interviews de complaisance, avec des débats bien arrangés et des questionnaires avec des réponses toutes faites. Il n’y a pas de mal à cela, et c’est une pratique courante dans les pages commerciales et payantes des stations TV, Radio ou Presse écrite. C’est pour faire tourner la station, et c’est bénéfique pour les employés. En fait, la presse n’est jamais gratuite pour les patrons.
À partir de cela, on n’entend que des bavardages, des soutiens inconditionnels, des hypocrisies, des promesses, des dénigrements mais aussi des défenses personnelles sur des accusations directes. Bref, c’est libre car c’est payant. C’est l’interview de complaisance pratiquée dans le monde entier, et Madagascar n’est pas en reste. Le problème pour la population, c’est l’incompréhension en premier lieu. Elle n’est pas concernée des thèmes discutés sur le plateau, car tout est concocté d’avance. Puis, en second lieu, il n’y a que des déclarations vides de sens. La plupart sont des sujets qui n’intéressent personne. Des fois, des débats insignifiants.
La complaisance comporte également des attaques à l’endroit d’un programme ou d’un projet concernant le développement, des fois des propos injurieux à l’endroit des personnes ou des politiciens. C’est payant, et on lit et on écoute, étant à l’affût des infos. C’est la publicité malsaine et des pièges sont lancés dans ce mode de communication qu’il faudrait bien analyser avant de comprendre. Des fois, ça coute cher.
Avec cette année électorale, les stations vont s’enrichir et vont augmenter leurs chiffres d’affaires. Les politiciens vont défiler un à un pour se montrer en public. C’est pourquoi, il y a des systèmes de régulation sur le timing à l’antenne. Mais jamais, Madagascar a suivi les règles. Déjà les pré-campagnes sont lancées et personne ne bronche comme si ce n’est rien. La population ne s’occupe pas de cela. Elle a faim et minée par la pauvreté extrême. Faites ce que vous voulez dans vos mensonges. On a compris maintenant ce que c’est une élection. Nous n’allons pas voter sans changer de système. C’est complaisant !
