JIRAMA : Le redressement sera réalisé en 2021 selon le ministre Vonjy Andriamanga

Le ministre de l’Energie, Vonjy Andriamanga, est pleinement convaincu du redressement futur de la situation de la Jirama dans des délais meilleurs que prévus. En effet, si les études réalisées  par les bailleurs de fonds traditionnels fixent ce redressement entre 2023 et 2025, le ministre se donne jusqu’à 2021 pour l’atteindre.

Deux points majeurs conditionnent le redressement de la Jirama : la baisse des coûts de production d’électricité et la renégociation des dettes.  La baisse des coûts de production dépend du résultat des négociations engagées avec les fournisseurs d’hydrocarbures. Ces négociations sont en cours et l’un des premiers résultats est l’annulation du contrat établi avec l’un des principaux fournisseurs qui ne permet pas d’atteindre cette baisse des coûts.

Quant aux dettes que la Jirama se doit d’honorer, la compagnie nationale d’eau et d’électricité doit engager des discussions avec ces mêmes fournisseurs. Effectivement, ce sont ces fournisseurs qui constituent le gros des créanciers de la Jirama (avec des dettes évaluées à environ 1 600 milliards d’ariary, des chiffres encore discutables selon le ministre).

Qu’on le veuille ou non, même dans l’éventualité que ces négociations aboutissent favorablement en faveur de la compagnie d’Etat, la Jirama doit renforcer  ses recettes afin d’assurer sa pérennité. Selon le ministre, cela ne passe pas obligatoirement par une augmentation des factures de la Jirama (plus 10% selon les partenaires techniques et financiers). La solution peut être trouvée dans l’augmentation du nombre d’abonnés.

Ainsi, si aujourd’hui on compte 450 000 abonnés dans tout Madagascar, entre 2019 et 2023, la Jirama aura 500 000 nouveaux abonnés. Pour y parvenir, la Jirama s’efforcera de réduire, autant que faire se peut, les coûts de branchement. Par ailleurs, le délai de branchement  sera réduit de même. Actuellement, certains demandeurs d’un nouveau branchement ont attendu 3 ans (par manque de poteaux électriques ou de compteur…).

Pour mener à bien ce redressement, la Jirama dispose de 150 millions USD sur une période de 5 ans de la part de ses partenaires techniques et financiers. Quoi qu’il en soit, si l’on se réfère à tout ce qui se dit autour de la Jirama, la meilleure nouvelle est le fait que  la privatisation de la Jirama n’est plus d’actualité, une idée qui a déjà été lancée auparavant par certains hauts responsables étatiques qui n’ont trouvé comme solution que de baisser les bras.

Ranaivo Lala Honoré

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